Berlin • 26 janvier – 24 mars 2018

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À l’occasion du 50e anniversaire de ma1968

l’Institut français de Berlin présente 

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„Le jour de l’addition“

vidéo, peintures, sculpture de  Jeanne Fredac 

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L’Institut Français de Berlin accueille la dernière exposition de Jeanne Fredac, Le jour de l’addition. Photographe connue pour ces travaux sensibles et poétiques sur les lieux abandonnés, l’artiste, avec ces nouvelles œuvres, interroge notre mauvaise foi, nous renvoie, non sans humour, à nous-même, à notre inconséquence, à notre inconscience. Ses photographies, vidéos, peintures, sculptures, et ready-mades jettent un éclairage critique sur l’impact de nos sociétés de consommation, notre façon souvent impitoyable de traiter la planète et de dilapider ses ressources.

L’exposition, au travers de « 9 stations », interpelle nos comportements quotidiens conscients et inconscients. Dans une sculpture intitulée « L’essence humaine »,  Jeanne Fredac transforme la terre en punching ball et nous invite à la marteler, elle mélange souche d’arbres et ramettes de papier A4 « J’étais un arbre » (2016) rappelant que ceci tuera cela. Elle désigne la nouvelle trinité de nos sociétés développées « Au nom de la technique, du profit et du moi » (2015) et peint ses conséquences « 11.03.2011 », expose ce que d’autres jetteraient horrifiés « Éloge de la reprise » (2013), accumule les clins d’œil à d’autres artistes contemporains ou disparus, de Van Gogh à Claire Fontaine en passant par les frères Bauder. Elle détourne, joue et veut croire que les jeux ne sont pas faits.

Fredac traite également des figures de mauvaise foi du monde occidental. Dans une vidéo, composée de 606 photographies, « Do you need something else ? » (2016), elle prend au pied de la lettre cette déclaration, souvent faite par les gens, qu’ils n’ont rien. Après avoir disposé au sol et épinglé aux murs tout ce qu’une personne possède, elle nous propose, non sans humour, dans un ballet étonnant, d’assister à la disparition, un à un, de tous ces objets que l’on accumule et nous laisse finalement face à un vide béant – un néant cette fois bien réel. 

Si dans son travail Jeanne Fredac cherche à éveiller nos consciences, ce n’est jamais avec lourdeur, mais toujours avec une légèreté souriante qui nait de la mise à distance et du détournement. Avec un bel esprit, elle nous invite notamment à nous regarder dans le miroir intitulé « Les autres » (2018) : «Je ne pense pas que la mauvaise conscience ou la culpabilité soit propice à la réflexion, dit l’artiste. On peut aller beaucoup plus loin avec l’humour ».

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Ich war ein Baum © Jeanne Fredac

Ich war ein Baum © Jeanne Fredac

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Le vernissage aura lieu le 25 janvier 2018,  

à 18h00 en présence de l’artiste

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Dans le cadres de la nuit des idées

L’IMAGINATION AU POUVOIR : LANCEMENT DU CYCLE MAI 68

19h30  : Projection de trois épisodes de „Génération“ de Patrick Rotman et Daniel Edinger, la série-feuilleton culte d‘une génération qui a grandi sous la guerre froide et qui, débordant d‘énergie, fait son entrée dans les années 60.

21h : Après la projection, l’auteure et journaliste allemande Sabine Kebir, étudiante à Berlin-Est en 68 et le professeur et sociologue Jean-Marc Salmon étudiant à Paris en mai 68 débattront de leurs expériences croisées à Paris et à Berlin Est. La discussion sera animée par Dominique Treilhou, directrice de l’Institut français de Berlin (traduction consécutive).

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Le jour de l’addition à voir jusqu’au 24 mars 2018

Institut Français 

« Maison de France » Kurfürstendamm 211 | 10719 Berlin

www.jeannefredac.com

Entrée libre

Lundi – Vendredi: 14:00 – 18:00 

Samedi: 11:00 – 15:00 

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